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Déclaration préalable du Snuipp-FSU au CTSD « rythmes scolaires » du 7 février 2014

mardi 11 mars 2014


Déclaration préalable du SNUipp/ FSU

A l’heure de cette réunion, aucun document ne nous est parvenu pourtant nombre d’interrogations restent en suspens concernant les contours de la prochaine rentrée. Egalement sur la carte scolaire mais aussi sur l’organisation des écoles au vu des réformes annoncées.
Si nous nous réjouissons de ne pas voir se prolonger les retraits de postes institués ces dernières années, l’insuffisance de dotation (1 poste pour la Côte d’Or) est bien loin de combler le gouffre creusé par le précédent gouvernement. On ne pourra faire réussir davantage nos élèves que par une politique volontariste de création de postes.
Concernant la réforme des rythmes, nous sommes intervenus déjà dans les différents niveaux de consultations pour attirer l’attention sur les obstacles à la mise en place de la réforme.
1°) les financements : il est indispensable de créer un financement pérenne des Nouvelles Activités Périscolaires pour permettre une réelle équité entre les territoires et plus largement entre les élèves. Ce financement ne peut se résumer à s’en remettre au bon ou mauvais vouloir des communes. L’éducation est encore Nationale, elle se doit de veiller à l’équité de traitement entre tous les enfants.
2°) l’encadrement : nous ne saurions nous contenter à la FSU du flou qui entoure le mode de recrutement et la qualification nécessaire pour s’occuper des enfants dans le cadre de ces nouvelles activités.
Il est impératif de prévoir dès aujourd’hui les formations qualifiantes en liaison avec les associations d’éducation populaire pour que ce temps nouveau soit véritablement éducatif.
De même, on doit abaisser et ramener les seuils d’encadrements à ceux des centres de loisirs et des centres périscolaires.(un éducateur pour 10 élèves de moins de 6 ans, un éducateur pour 14 élèves de plus de 6 ans).
3°) l’utilisation des locaux et du matériel scolaires : Dans nombre de communes l’utilisation des locaux scolaires ne sera pas sans poser de problème surtout si on imagine les APC se tenant en même temps que les NAP. En cas de dégradations des locaux ou du matériel de l’école, la responsabilité du directeur ne saurait être engagée, pour autant, c’est bien souvent lui et ses collègues qui auront à subir les désagréments de la situation. Là aussi des clarifications sont nécessaires et des budgets sont à prévoir.
4°) Les discussions en cours au ministère prévoient de décharger (certes pour la rentrée 2015), les directeurs de tout ou partie des APC. Si nous demandons depuis très longtemps une augmentation de ces temps de décharge, cette mesure qui ne coûte rien, n’est pas à la hauteur de l’attente des directeurs.
Avez-vous envisagé les conséquences en termes d’organisation (je pense en particulier au RPI) et en termes d’équité entre élève ? Imaginons un directeur de RPI seul dans un village, ses élèves ne pourront participer aux APC que si ses collègues les prennent en charge mais se posera alors le problème du transport…D’autant qu’en cours d’année les élèves concernés risquent de changer…
Devant l’ampleur des tâches nouvelles qui vont incomber aux équipes, il est plus que temps de prévoir de vrais temps de décharge et de concertation pour les directeurs et les adjoints.
Face à ces nombreuses incertitudes et aux nombreux dysfonctionnements déjà observés, il nous paraît encore plus d’actualité de suspendre cette réforme et de prendre le temps d’étudier toutes les implications des mesures à prendre pour une vraie réussite de la transformation de l’école.

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