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Déclaration préalable de la FSU21 (partie 1er degré) au CTSD du 20 mars 2019

vendredi 22 mars 2019

Alerte SEGPA

La catastrophe du mouvement


La FSU tient à nouveau à dénoncer la mise à mal des structures de l’enseignement adapté que sont les SEGPA en commençant par la fermeture de Marsannay la Côte alors que les effectifs sont là ainsi que les baisses conséquentes de dotation horaire sur Montbard et Châtillon. Elle questionne la méthode avec laquelle la fermeture de la SEGPA de Marsannay a été menée. Aucune concertation avec les principaux concernés, à savoir, ni les familles, ni les enseignants ni la directrice adjointe de segpa, ni le principal du collège n’ont eu l’occasion d’être consultés pour discuter ou évoquer cette fermeture. C’est une véritable incompréhension et une forme de mépris pour tous et en premier lieu des élèves. Le transfert sur Chenôve sera compliqué et n’apportera pas d’élèves supplémentaires car les parents refuseront ce changement. De plus, l’idée de laisser les ateliers à Marsannay va complexifier les emplois du temps, la gestion....
Pouvez vous nous expliquer, madame la Directrice académique, quel est le bien fondé de ce transfert ?
La FSU dénonce également une baisse de dotation sur Montbard et Châtillon qui auront des conséquences sur les enseignements pour les élèves de SEGPA. Là encore, aucun contact avec les équipes. Le dialogue n’est donc plus le point fort de notre administration ! Avec 69 heures au lieu de 119 l’an passé octroyées pour la SEGPA de Montbard et 100,5 heures au lieu de 132 pour Châtillon, les conséquences pour les élèves et les équipes sont importantes : un poste de PE en moins et 2 classes pour 4 niveaux. A cela s’ajoute pour Châtillon une baisse de la DHG du collège, c’est à dire une perte de 3 classes et des effectifs beaucoup plus élevés. Il deviendra donc impossible d’inclure les élèves de SEGPA. Pour les collègues, l’inquiétude est grande pour la prochaine rentrée mais aussi pour le devenir des SEGPA dans le rural et des SEGPA en général. L’administration fait fi de tout leur travail et de fait, des projets dans lesquels ils se sont engagés.
Et qu’en sera-t-il alors de la direction pour ces deux structures ?
L’enseignement spécialisé est-il dans la ligne de mire de notre administration vu le traitement des SEGPA ? Ces structures ont pourtant fait leur preuve et différents rapports mettent en avant leur efficacité et leur utilité.

Concernant le mouvement intradépartemental des enseignant-es du 1er degré, la FSU dénonce la méthode de l’administration qui répond avant tout aux injonctions ministérielles en négligeant ce qui avait été discuté et travaillé les années précédentes avec les représentants des personnels.
Les inquiétudes sont grandes et fondées devant une telle précipitation et encore aujourd’hui de nombreuses incertitudes.
Ce n’est pas le changement qui génère la peur et le rejet de ce projet par les enseignant-es du département mais bien les objectifs visés par le ministère qui m’amélioreront pas leur mobilité et leur donnera une stabilité contrainte. Au contraire, la situation se dégradera pour bon nombre d’entre elles-eux.
Force est de constater que nous assistons à une mise en œuvre au jour le jour d’éléments constituant la note de service du mouvement, avec des informations ou réponses contradictoires, sans prise en compte ou de façon marginale de nos remarques.

Alors que les demandes de temps partiels ne sont pas encore traitées et donc non inclues dans les créations de postes fractionnés, alors que les propositions de chaînage de postes ne sont pas commencées par les IEN, alors qu’aucune information sur les départs en formation CAPPEI n’est donnée ni même évoquée et traitée en CTA, alors que les désignations des victimes des mesures de carte scolaire ne sont pas terminées, alors que le fonctionnement du logiciel n’est encore que partiellement connu , pourquoi se précipiter et tout changer ?
La conséquence première sera la possibilité de nommer à titre définitif des enseignant-es sur des postes qu’ils-elles n’auront pas explicitement demandés. Quelle régression ! Quelle détérioration des conditions de travail des professeur-es des écoles !
La FSU s’oppose à de tels changements et vous demande solennellement de revenir à un mouvement en deux phases, permettant aux enseignant-es n’ayant pas de poste à l’issue du mouvement de lister les postes restés vacants et les postes composés de rompus de temps partiels, décharges, etc lors d’une phase d’ajustements.
C‘est aussi ce que vous demandent les nombreux collègues signataires de la pétition intersyndicale (850 à ce jour).

Par delà sa participation à l’expression interprofessionnelle d’hier, 19 mars, - interpellant le gouvernement au sujet des salaires, des pensions et des réformes engagées en particulier contre la fonction publique alors que l’analyse du grand débat, ajustement d’une politique contestée, n’a pas été faite - la FSU, entre autres, participera à la journée d’action du 30 mars. En effet, le ministre de l’éducation nationale a fait tout ce que l’on pouvait imaginer de pire avec la loi Blanquer et ses réformes en cours.

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