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Déclaration préalable de la FSU21 au CTSD « ajustement carte scolaire » du 21 juin 2019

vendredi 21 juin 2019



Madame la directrice académique,
Mesdames et Messieurs les membres du CTSD,

Tout d’abord, nous déplorons une nouvelle fois que les documents ne nous aient été transmis que très tardivement, moins d’une semaine avant le comité, ne nous permettant pas de faire notre travail de représentant.es des collègues correctement.

Ce CTSD se tient également et à nouveau dans un contexte particulier : la colère gronde, les réponses du gouvernement sont à l’opposé des attentes des agent.es publics exprimées notamment lors des mobilisations de ces derniers mois.

La FSU s’oppose aux attaques faites à la fonction publique, dont le projet de réforme n’est rien d’autre qu’une « privatisation » des services publics.

Dans le premier degré, le soutien des élu.es, des parents ont permis la suppression des EPLESF mais la volonté politique de construire un bloc école-collège est maintenue. Les EPLI, les cités éducatives, les écoles du socle et les expérimentations en sont la preuve.
Dans un total mépris du dialogue social, sans consultation d’aucune instance, nous venons d’apprendre que l’académie de Besançon, très proche de la nôtre, serait pilote d’une organisation des services impactant écoles, collèges et lycées professionnels, ainsi que les missions de certains personnels d’encadrement.
Est-ce ainsi que le ministre établira la confiance avec les enseignant.es ? La loi pas encore promulguée, il continue de faire des annonces dans les médias mais pas aux représentant.es du personnel. Les dernières élections professionnelles ont pourtant confirmé la légitimité des organisations syndicales…
La FSU s’oppose également à l’ensemble de la politique éducative conduite actuellement, notamment les injonctions pédagogiques et le déni de professionnalité que traduisent les évaluations ou tout récemment la circulaire de rentrée. Au sujet des évaluations, nous apprenons que les collègues ne les ayant pas fait passer ou remontées par l’outil ministériel sont convoqué-es vendredi prochain, pouvez-vous nous donner des informations à ce sujet ?

La gestion calamiteuse des personnels par les dysfonctionnements du mouvement inquiète et met en péril une préparation sereine de la rentrée des élèves , des familles et des personnels.
La FSU alerte sur le décalage entre les décisions ministérielles et la réalité du terrain. On ne peut pas penser l’école sans celles et ceux qui la vivent et la font. Les personnels se mobiliseront encore pour réclamer un autre projet pour le service public d’éducation afin de s’attaquer aux inégalités scolaires et démocratiser ainsi la réussite de tou.tes les élèves.
Pour ce qui est de l’ajustement de carte scolaire, la FSU s’inquiète car de nombreuses écoles ont des effectifs élevés et nous ne connaissons toujours pas la balance des postes à cette date, malgré nos demandes réitérées à chaque étape de la carte scolaire.
Nous ne comprenons pas pourquoi il ne vous est pas possible d’accéder à notre requête. La balance des postes n’est-elle pas une donnée indispensable à l’attribution des moyens correspondant à la dotation ? Pouvez-vous aujourd’hui nous la donner ?

La dotation a été insuffisante pour pouvoir accueillir les élèves du département dans des conditions favorables aux apprentissages. Le dédoublement des CP et CE1 se fait au détriment des autres classes, des autres écoles et des dispositifs tels que les PDM. Le département manque d’ ULIS, de psychologues scolaires, d’enseignant-es de RASED formé.es. Les annonces, sans nouvelle allocation de moyens, de ne pas fermer les écoles dans les villages nous prend un poste sur la dotation globale de zéro. Le dédoublement des CP/CE1 en REP prend également des postes.
En fait avec ces injonctions ministérielles, ce CTSD travaille avec une dotation négative.

Nous souhaitons revenir sur la problématique des écoles comportant des ULIS et UPE2A. En effet, les élèves en relevant sont comptabilisé.es dans leur effectif de classe mais tou.tes ne sont pas intégré.es à temps plein, pas en même temps et souvent dans les classes de cycle 2 pour certaines disciplines et, parfois en cycle 3 pour d’autres matières. Les enseignant.es de ces dispositifs ne sont donc pas des collègues en plus dans l’école. Ils ont toujours dans leur classe des élèves non intégré.es et leurs collègues voient leurs effectifs monter avec les inclusions.

Des écoles maternelles ne sont pas en mesure d’accueillir des TPS. En effet la bienveillance qui nous est tant demandée n’est de fait pas possible : une première rentrée scolaire ne peut se faire dans de bonnes conditions pour un élève de moins de 3 ans lorsque la classe compte déjà plus de 25 élèves. Nous attendons avec impatience la mise en place des mesures annoncées par le président : GS, CP et CE1 n’excédant pas 24 élèves ! Preuve que notre inquiétude sur le fonctionnement des maternelles avec des effectifs chargés est légitime ! Une crainte tout de même, que cette mise en place se fasse à moyens constants...

Vous nous avez informé.es lors du CDEN que vous reveniez sur la fermeture de l’école de Volnay. Grâce aux documents du mouvement, nous avons appris la non création du poste à l’hôpital ( pouvons-nous d’ailleurs avoir une explication ? ).

Nous avons également appris que certains IEN faisaient des propositions aux équipes des écoles quant à d’éventuelles créations de poste en contrepartie d’autres, obligeant les collègues à se positionner pour la moins pire des solutions alors qu’ils souhaitent la meilleure et que nous sommes là pour les faire entendre.

Pouvez-vous nous indiquer, Madame la Directrice académique, s’il y a d’autres modifications par rapport au dernier arrêté de carte scolaire ?

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