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Déclaration préalable à la CAPD du 04 juillet 2019

jeudi 4 juillet 2019



Madame la Directrice académique,


Cette CAPD est exclusivement consacrée à l’avancement pour la classe exceptionnelle.

Le SNUipp-FSU 21 reste opposé à ce nouveau grade limité à quelques fonctions ou aux personnels arrivés au dernier échelon de la hors classe. Nous en demandons la suppression et revendiquons une carrière pouvant être parcourue sans obstacle de grade qui permette que l’ensemble des personnels puisse accéder à l’indice terminal 972.
Ils/elles sont aujourd’hui 43 à intégrer ce grade dans notre département. Mais combien, dans le département, sont-ils et sont-elles à exercer quotidiennement leur métier avec passion, de façon exceptionnelle dans leur classe ? Combien sont-ils ou sont-elles à ne pas pouvoir être inscrit-es dans le tableau d’avancement faute d’exercer des fonctions spécifiques ou trop loin du dernier échelon de la hors classe ? Ce troisième grade, limité in fine à 10 % des personnels et réservé à des personnes que vous avez choisies, est
vécu comme une disposition très injuste.
La limitation du nombre d’avis pouvant être donné est contradictoire avec une soit-disant évaluation au mérite. Elle ne permet pas de donner une appréciation du travail à la juste valeur des collègues et laisse un sentiment d’injustice et d’amertume : même en faisant excellemment leur travail, une fois les quelques avis « excellent » et « très satisfaisant » attribués, les collègues sont finalement évalué-es avec un avis seulement « satisfaisant ».


Concernant l’égalité hommes-femmes, nous constatons encore une fois que la répartition des promu-es dans le tableau d’avancement que vous envisagez, ne reflète pas la composition du corps des Professeurs des écoles puisque seulement 60 % sont des femmes. Pourtant, le décret consacré à la création de la classe exceptionnelle stipule qu’une attention particulière doit être portée à l’équilibre hommes-femmes.
Nous espérons pouvoir avancer aujourd’hui sur ce point.

Cette CAPD est la dernière commission de l’année scolaire.
Nous partons en congé d’été sans avoir terminé le mouvement. Plus de 226 collègues attendent toujours leur affectation. C’est une première dans notre département.
Nous ne comprenons pas pourquoi il n’a pas été possible de reprendre les quelques situations des collègues ayant formulé des voeux sur des postes qui n’ont pas tourné au mouvement.
Jusqu’au bout, ce mouvement 2019 aura été catastrophique ! Et ce sont les enseignantes qui paieront le coût de l’entêtement ministériel : affectations non choisies parfois à titre définitif, organisation impossible avant le départ en congé, équipes d’écoles
incomplètes empêchant les répartitions et les organisations de service. Pour beaucoup d’enseignant-es, tous ces dysfonctionnements sont vécus comme de la maltraitance
institutionnelle. Où est l’école de la confiance ? Où se situe la bienveillance ?

Ne nous étonnons pas du manque de candidats au concours d’entrée dans le métier.
Ils et elles seront peu nombreux-ses à vouloir démarrer une carrière professionnelle avec la certitude d’être si mal considéré-es.

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