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Rentrée scolaire et check-list

jeudi 5 septembre 2019

Rentrée 2019 : c’est parti !

L’équipe du SNUipp-FSU 21 vous souhaite une bonne rentrée scolaire.

 Point sur le mouvement


A la date des départs en congés d’été, 250 enseignant-es de Côte d’Or étaient toujours en attente de leur affectation. Pour rappel, la Directrice académique avait refusé de traiter cette phase d’ajustement avec un listage des postes par chaque candidat, méthode garantissant la transparence et l’équité. Au contraire, la DASEN a préféré privilégier la fiche de préférences... outil laissant la part belle à l’approximation.
Les 17, 18 et 19 juillet, environ 130 enseignant-es ont été affecté-es avec, pour certain-es, le constat qu’aucune de leurs préférences n’était prise en compte !
Le SNUipp-FSU 21 a reçu les documents une fois que les affectations étaient réalisées et annoncées. Sans liste de postes à pourvoir, il était impossible de vérifier que les préférences et les barèmes étaient bien respectés.
Presque 120 enseignant-es étaient donc en attente d’une nomination, des écoles n’avaient pas d’équipe complète, des directrices et directeurs n’avaient pas de collègue pour assurer leur décharge...
L’administration a repris le travail le 19 août, mais les affectations n’ont été réalisées qu’à partir du 28 août. Et ce n’est pas terminé ! De nombreuses écoles n’affichent toujours pas complet, des compléments de service (temps partiels) ou décharges ne sont toujours pas pourvus !
Côté syndical, c’est encore plus opaque qu’au mois de juillet puisque nous n’avons été destinataires d’aucun document ! Les quelques réponses que nous avons reçues sur des demandes de révision d’affectation s’avèrent parfois fausses... Bref, une véritable omerta s’est abattue sur la fin du mouvement. Serait-ce l’application en avance d’une partie de la réforme de la fonction publique ? Ce serait bien la seule avance dont le département pourrait se targuer !

 Combats syndicaux... Pour quoi faire ?


Le SNUipp-FSU, nationalement et localement, s’engage dans l’amélioration de nos conditions de travail et dans la défense de nos valeurs pour une école de la réussite de toutes et tous.
Cette rentrée scolaire marque la mise en application de la Loi Blanquer. Les injonctions ministérielles et la mise au pas des enseignants restent de rigueur, malgré les propos du ministre se voulant rassurants en début de semaine dernière, et très vite menaçants dans les heures qui ont suivi !

 Et pourquoi des consignes syndicales ?


Les consignes syndicales résultent d’une réflexion collective lors des diverses instances de la vie du syndicat : conseil syndical, conseil national, congrès, réunions d’information syndicale ...

Elles constituent des bases pour améliorer nos conditions de travail.

Appliquer et suivre une consigne syndicale, c’est une forme d’action pour faire avancer nos revendications et améliorer le fonctionnement des écoles.

Les consignes constituent un point d’appui pour les collègues qui rencontrent des difficultés (syndiqués ou non), ils-elles auront le soutien du syndicat. Mais une consigne syndicale n’a pas valeur d’immunité contre des menaces ou des sanctions annoncées ou décidées par l’administration.

Plus les consignes syndicales sont suivies, plus elles contribuent à créer un rapport de force favorable à la satisfaction des revendications et évitent de rester seul-e face à l’Administration. Comme lors des journées de mobilisation, notre nombre fait notre force ! Il serait difficile à un-e DASEN de sanctionner l’ensemble des enseignant-es d’un département si toutes et tous suivent la consigne syndicale.

 Quelles consignes du SNUipp-FSU 21 ?


APC, temps de travail : on reste dans l’action !

Il y a urgence à reconnaître tout le travail en dehors de la classe que font les enseignants. Nous avons besoin de moyens et de temps.

Il est donc nécessaire de continuer de porter la question du temps de travail et de son organisation au service de la réussite des élèves.

Utiliser différemment le temps des APC est un premier pas vers la reconnaissance de notre temps réel de travail. Ensemble revendiquons ce droit ! Le SNUipp-FSU21 appelle les équipes à poursuivre l’action d’arrêt des APC et de réappropriation des 108 heures.

Evaluations nationales : où nous conduisent - elles ?
Vous trouverez un 2 pages dédié au décryptage, à l’analyse du SNUipp-FSU sur ces évaluations et ce qu’en dit Roland GOIGOUX ici. Vous pourrez aussi le trouver dans le bulletin de rentrée reçu dans votre école ou votre établissement.
Le ministère impose à nouveau à toutes les classes de CP une évaluation diagnostique standardisée en français et en mathématiques. Le conseil syndical du SNUipp-FSU 21 continue de dénoncer le fond et la forme de cette évaluation, même si elle a été remaniée.
Le SNUipp-FSU 21 rappelle que les enseignant-es sont des professionnels concepteurs et formés et qu’ils doivent rester maîtres du choix des outils et des démarches dans le cadre institutionnel des programmes. Malgré l’autoritarisme affiché du Ministre, le SNUipp-FSU 21 invite les équipes à discuter ensemble de ce protocole et à adapter le calendrier de passation et les évaluations à la réalité de la classe et de l’école.
Il est important que vous nous fassiez un retour de votre positionnement et du positionnement de l’équipe de votre école sur ces deux consignes syndicales. Pensez à nous faire un mail !

 Jusque là, tout va bien ? Et les salaires ?


Sous des airs débonnaires, le ministre assure que tout va bien dans le monde merveilleux des colibris ! On va même augmenter le salaire des enseignants de 300 euros pour leur faire comprendre qu’ils sont pris en considération et que la nation les aime...
Au SNUipp-FSU, nous ne sommes pas dupes de cette propagande politique ! Le mouvement a été et reste une catastrophe pour un grand nombre d’enseignant-es, rien ne va bien puisque le jour de la rentrée, des parties de postes ne seront pas pourvues, des collègues n’auront pas d’affectation et d’autres vont subir toute l’année un poste fractionné allant jusqu’à 13 écoles différentes...

Quant aux annonces salariales, on pourrait parler de désinformation ! Rappelons que l’augmentation moyenne / annuelle / brute annoncée par JM Blanquer a été votée sous le quinquennat de F. Hollande dans le cadre de PPCR.

Les seules mesures prises par ce gouvernement concernant l’ensemble des enseignant-es a été de différer d’une année cette dernière augmentation, prévue initialement pour 2019 et de geler le point d’indice.

La réalité des prix en “gain” net annuel : quelques exemples pour l’année 2020 (sur la base d’une année civile entière au même échelon, en prenant en compte l’augmentation des cotisations retraites prévues au 1er janvier)

  •  PE Echelon 1 : + 24 € / an
  •  PE Echelon 6 : + 338 €
  •  PE Echelon 8 : + 372 €
  •  PE Echelon 10 : + 84 €
  •  PE HC Echelon 2 : + 264 €
  •  PE HC Echelon 4 : + 120 €
  •  PE HC Echelon 6 : + 240 €
  •  PE Cl Ex Echelon 1 : + 108 €

Dans les faits, on se situe donc dans une fourchette de 2€ net/mois à 28€ net/mois.

Les salaires des enseignant-es du 1er degré restent en berne : le gouvernement a confirmé le gel du point d’indice pour l’année 2020 alors que la prévision d’inflation s’établit à 1.3% en 2020 et qu’au 1er janvier la cotisation retraite augmentera de 0.37% (ce qui représente 6 à 16 € de cotisation supplémentaire par mois).

Depuis 1998, le coût de la vie a augmenté deux fois plus vite que les salaires des enseignant-es. Depuis 2010, le gel du point d’indice, mis à part une légère augmentation en 2016, s’est traduit par une baisse de pouvoir d’achat des enseignant-es de 15%. S’y ajoute la hausse continue des cotisations retraite, conséquence des réformes de 2010 et 2014. Le gouvernement actuel a refusé toute mesure de revalorisation qui aurait permis de compenser cette perte.

De vraies mesures immédiates indispensables : le SNUipp-FSU continue de porter l’exigence d’ouverture immédiate de discussions pour mettre un terme au déclassement salarial des enseignant-es.

 Tout au long de l’année vous êtes confronté-es à des démarches administratives ou à l’administration.


Pour nombre d’entre vous, cela ressemble à une nébuleuse et parfois vous nous appelez trop tard ou même... vous ne pensez pas à nous appeler.

Les élu-es paritaires du SNUipp-FSU défendent tous les personnels en faisant respecter les règles qui ont été fixées par l’administration. Nous travaillons lors des rencontres avec l’administration (commissions et comités, groupes de travail...)à essayer de faire modifier certaines règles qui ne nous paraissent pas à l’avantage de l’ensemble des collègues.

Pour aider ou défendre des collègues ou des écoles, il faut que nous soyons informé-es des situations et là, vous êtes les seul-es à pouvoir le faire.

Nous appeler permet souvent de se mettre au clair sur les droits de chacun-e, d’avoir des conseils sur les démarches à effectuer et parfois aussi de se sentir moins seul-e face à des situations difficiles.

Nous appeler ne vous engage à rien, c’est vous qui décidez si vous voulez ensuite que nous intervenions auprès de l’administration.

Pour les étapes régulières (permutations en novembre, promotions en décembre-janvier, carte scolaire en janvier, temps partiels en mars, exeat-ineat en avril, mouvement en mai et juin) nous mettons à votre disposition des e-dossiers syndicaux (voir notre site ) et des suivis de situations.
Ces outils nous permettent de déceler et de faire rectifier d’éventuelles erreurs dans les barèmes, dans les classements et donc dans les décisions, c’est pourquoi il est important de les remplir et de nous les renvoyer avant la commission concernée.
Repérez en début d’année scolaire les dates pour vous inscrire sur la liste d’aptitude de direction, participer aux permutations, demander les temps partiel, participer au mouvement, … Nous relayons le calendrier de ces opérations par mail-info tout au long de l’année scolaire.

Pour toute convocation de l’administration vous avez le droit de vous faire accompagner par un-e représentant-e du personnel du syndicat de votre choix (que vous soyez syndiqué-e ou pas) et de demander un délai suffisant pour préparer la rencontre.
Éviter de répondre dans l’urgence aux demandes de l’administration sans avoir vérifié leur bien-fondé auprès du SNUipp-FSU.

Les départs en stage de formation sont des actes volontaires, les pressions des IEN ou de l’IA n’ont aucune légitimité. Pensez à demander des ordres de mission écrits.

Les directrices et directeurs d’école ne sont pas des supérieur-es hiérarchiques, les CPC non plus, notre supérieur hiérarchique direct c’est notre IEN.

Les courriers à l’IA- DASEN sont à envoyer par la voie hiérarchique (donc à l’IEN). Vous trouverez des modèles de courriers sur le site du SNUipp-FSU 21 pour les demandes de stages syndicaux, pour les participations aux RIS...
Si besoin, vous pouvez envoyer au SNUipp-FSU votre projet de lettre si vous avez besoin de conseils pour sa rédaction. En cas de situation particulière et/ou conflictuelle, nous vous conseillons de nous envoyer une copie de votre courrier.

Les Réunions d’Information Syndicale sont un droit et sont ouvertes à tou-tes (syndiqué-es ou non syndiqué-es). Nous vous enverrons prochainement le calendrier de nos premières RIS.

Le droit de grève c’est pour tous et toutes. Le SNUipp-FSU est opposé à la déclaration préalable d’intention de grève qui n’a aucune valeur, et qui est une entrave au droit de grève. Pour autant, c’est avec ces déclarations que l’administration informe les municipalités de la nécessité de mettre en place le SMA (service minimum d’accueil).
Pensez à prévenir les parents suffisamment tôt. Ne donnez pas les noms des grévistes à l’administration, même si elle appelle à l’école pour les réclamer.

Les directrices et directeurs n’ont pas vocation à être pressurisé-es par l’administration, notre mot d’ordre : Je réponds quand j’ai le temps.

Avec la pression exercée sur les écoles et sur les enseignant-es, des conflits peuvent exister et provoquer des tensions avec les parents. Il est conseillé d’adhérer à une assurance professionnelle.

Lorsqu’une situation dans une école devient tellement problématique qu’elle met en péril la sérénité des élèves et/ou des enseignant-es, qu’elle provoque souffrance et mal-être, il ne faut pas rester seul-es. Un signalement au CHSCT peut permettre d’endiguer ces situations tendues, ne pas hésiter à nous solliciter.

Pour les situations personnelles difficiles, vous pouvez aussi contacter l’assistante sociale de l’IA et/ou le service d’action sociale qui peut mettre en œuvre des aides financières.

La liste des conseils ne pouvant être exhaustive, dans le doute appelez le SNUipp-FSU 21.

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