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Déclaration préalable de la FSU21 au CTSD « ajustement carte scolaire » du 4 sept 2019

jeudi 5 septembre 2019



Déclaration préalable de la FSU21
au CTSD du 4 septembre 2019

Madame la Directrice académique, Mesdames et Messieurs les membres du CTSD.

 Jean-Michel Blanquer a estimé sur Europe 1 que la rentrée scolaire est l’une des meilleures qu’il a connues, selon lui c’est pratiquement celle où il y a le moins de problèmes sociaux et d’organisation.
La FSU 21 est ravie de l’apprendre. Dans notre département, des collègues sont resté.es à leur domicile le 2 septembre ! Une première en Côte d’Or. Pourtant, nous avons été demandeurs de CAPD, de GT pour que les collègues soient affecté.es avant la fin de l’année scolaire, mais une fois encore on ne nous entend pas !!! Pourtant le Ministre met, à ce qu’il dit, le paquet sur le dialogue social !!! De très nombreux et nombreuses collègues anxieux.ses, démuni.es, qui veulent préparer sérieusement et consciencieusement leur rentrée nous contactent régulièrement depuis le début des vacances car il leur est impossible de joindre l’administration. Les informations parvenues sur iprof sont cachées dans le dossier affectation sans qu’aucune notification ne les avertisse pour qu’ils en prennent connaissance, dans le cas où ils-elles en ont une !
Malheureusement nous ne pouvons les rassurer car nous avons également beaucoup de mal à joindre vos services et hormis les documents concernant les affectations de juillet, rien ne nous a été transmis !!! Le peu de réponses obtenues par téléphone concernant des révisions d’affectation ont parfois changé la demi-heure d’après sans être portées à notre connaissance. Comment est-il possible de laisser les collègues dans la confusion la plus totale et nous représentant-es des personnels sans information ?
Nous tenons à rappeler notre demande de listage de postes et d’affectations au barème, ce qui aurait permis de mettre un enseignant devant chaque classe dès la rentrée dans l’équité et la transparence. Mais une fois encore, nous n’avons pas été entendus.
Résultat : des affectations pour 130 collègues le 17, 18 et 19 juillet qui n’ont pu joindre les écoles et rien encore au 26 août pour 117 collègues. Où en sommes nous aujourd’hui ?
Pour votre information, cet été, Facebook est donc devenu la plateforme du mouvement !!!

Comprenez, madame la Directrice Académique, que la confiance des collègues envers le ministre est ébranlée et que la défiance ne fait que s’accentuer !!!
Quant à la qualification de notre ministre sur cette rentrée, la meilleure et la mieux organisée, nous pouvons vous affirmer que pour la FSU 21, il s’agit de la pire depuis 20 ans et nous ne dramatisons pas !!!

Monsieur Blanquer croit-il que 300 euros annuels bruts de revalorisation, en moyenne, vont apaiser les professeurs des écoles ? Nous ne sommes pas dupes. Rappelons que l’augmentation annuelle/moyenne/brute/ annoncée par JM Blanquer a été votée sous le quinquennat de F. Hollande dans le cadre de PPCR. Les mesures prises par ce gouvernement concernant l’ensemble des enseignant.es a été de différer d’une année cette dernière augmentation, prévue initialement pour 2019 et de geler le point d’indice.
En prenant en compte l’augmentation des cotisations retraite au premier janvier, dans les faits, on se situe donc dans une fourchette de revalorisation de 2 à 28 euros nets par mois.
Ce n’est pas avec ces mesures décidées en 2016 qu’on mettra un terme au déclassement salarial des enseignant.es.

Le projet de réforme des retraites pénaliserait encore les enseignant.es du premier degré, du fait de ce déclassement et des faibles primes, qui ne représentent en moyenne que 5% de leur rémunération totale contre 23% chez les autres fonctionnaires. La FSU portera avec eux les revendications pour peser sur les discussions afin d’obtenir une réelle amélioration du niveau des salaires et des pensions à venir.

Les collègues, avec la FSU restent toujours opposé.es à la loi « Blanquer » malgré les micro-modifications issues de la navette parlementaire. Il en est de même pour la circulaire de rentrée qui confirme le retour des orientations des programmes de 2008, pourtant dénoncés dans un rapport de l’IGEN de juin 2013.

Plus largement, la FSU sera vigilante quant à la mise en place de la loi de refondation de la Fonction Publique et sera présente à toutes les étapes de la réforme des retraites.
De plus, pour la 8e année consécutive, les concours PE ne font pas le plein : le nombre d’admissions est en-dessous du nombre de places offertes sur le territoire : 858 postes perdus d’ores et déjà sur l’ensemble des concours dont 851 soit 99 % dans les seules académies de Créteil et Versailles. Il est donc plus que probable que l’administration ait recours aux personnels contractuels. C’est-à-dire sans la formation nécessaire ni statut. Pour la FSU, cette situation est inacceptable : il faut des personnels formés dans les classes, rémunérés à la hauteur de la mission. A long terme, c’est une réelle réflexion qui doit s’engager sur l’attractivité du métier avec une entrée progressive dans la profession, des salaires équivalents à ceux des autres pays de l’OCDE et une formation solide.
Dans notre département, cette question de l’attrait se pose également pour les postes d’IEN et de CPC : la rentrée scolaire s’est faite sans IEN sur la circonscription maternelle et celle de Dijon centre, sans CPC sur la circonscription de Chenôve. Les appels à candidatures pour trouver des faisant-fonctions se multiplient. Les diplômes requis (CAFIPEMF ou concours) ne sont donc plus vraiment nécessaires en Côte d’Or pour occuper ces postes !!!
Beaucoup de classes maternelle voient leurs effectifs à 30 ou plus, des directeurs-trices se voient obligé ;es de refuser les tout-petits jusque là accueillis, faute de places . Les moyennes des effectifs en élémentaire ne cessent d’augmenter rendant les diverses inclusions difficiles ainsi que la gestion du groupe classe avec des élèves perturbateurs de plus en plus nombreux.
Les conditions de cette rentrée, tant pour les personnels que pour les élèves et leurs familles sont loin d’être satisfaisantes.
A l’issue de ce CTSD, dans quel délai et comment allez-vous nommer les collègues resté-es sans poste ? La FSU 21 vous demande, au vu du surnombre, de mettre les collègues remplaçant.es en doublette, soit sur ces ouvertures de manière à ce que l’organisation des nouvelles classes se fasse dans les meilleures conditions, soit dans les classes à effectifs élevés.
Suite à la réception du document de travail, la FSU 21 est étonnée de ne pas voir dans ce dernier l’école élémentaire La Fleuriée de Saint Apollinaire alors qu’il devait y avoir recomptage à la rentrée .
Afin de pouvoir correctement baliser l’année, nous aimerions être rapidement destinataires d’un calendrier de réunions programmées sur des journées entières, afin de traiter totalement l’ordre de jour dans les meilleures conditions et intégrant des groupes de travail afin de réfléchir collectivement sur les divers points soulevés l’année dernière.
Comme nous l’avons déjà fait l’année dernière, et parce qu’il subsiste des difficultés, le SNUipp-FSU 21 reste à votre disposition pour discuter des problèmes de décharges qui impactent certains membres de notre syndicat alors que nous avions envoyé à toutes les circonscriptions le tableau des noms avec quotité et jours déchargés courant juin.
Pour terminer, concernant les élections des représentant.es des parents d’élèves, le choix du scrutin est laissé à l’initiative des directeurs-trices après consultation du conseil d’école . Les consignes données à ce sujet par les IEN sont différentes d’une circonscription à l’autre. Quelles ont les vôtres Madame la Directrice Académique, sachant qu’il sera compliqué de consulter certains membres ?

Nous vous remercions et vous souhaitons une bonne rentrée.

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