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Déclaration préalable du SNUipp-FSU 21 à la CAPD du 23 octobre 2012

lundi 2 septembre 2013

Déclaration préalable du SNUipp-FSU 21
à la CAPD du 23 octobre 2012

Madame la Directrice académique,

Dans le cadre de la refondation de l’école, les discussions avec le ministre de l’Éducation nationale ont commencé. Nous déplorons que le ministère n’ait pas accordé une journée de débat dans le cadre de la refondation de l’École, comme l’avait demandé le SNUipp-FSU au niveau national. Il était pourtant légitime que les enseignants s’expriment sur un sujet qui les concerne au premier chef. Les enseignants sont donc toujours en attente.

Si certains points comme la redéfinition des missions de l’école maternelle pour qu’elle retrouve sa spécificité, la mise en place progressive de plus de maîtres que de classes, peuvent laisser entrevoir un changement de cap dans le bon sens, d’autres et en particulier celui des rythmes, sont inacceptables en l’état. Ils ne permettent pas de développer de nouvelles formes de travail, décloisonnement, travail en équipe, formation, n’apportent aucun espoir en terme d’amélioration des conditions de vie professionnelle et personnelle des enseignants et n’envisagent aucune revalorisation salariale. Pour le SNUipp-FSU, si les élèves doivent bien être au cœur de cette refondation, les enseignants ne doivent pas pour autant voir leurs conditions de travail dégradées.
Le dialogue social a été malmené ces dernières années. Le paritarisme s’est vu remis en cause. Aujourd’hui, le Ministre prône le retour de la confiance comme un des préalables pour faire évoluer l’école, mais cette confiance se construit avec des gestes concrets à tous les niveaux : national, académique et départemental. Très attachés au respect de la représentativité des organisations syndicales acquise lors des élections professionnelles, nous estimons que chacun dans son rôle, avec respect et sérieux, doit contribuer à faire vivre un dialogue social serein et constructif.

Dans cet état d’esprit, nous demandons que le paritarisme prenne tout son sens et toute sa place dans le fonctionnement de notre département. Un certain nombre de sujets ayant des conséquences directes sur la vie professionnelle et le déroulement de carrière de nos collègues, doivent être ouverts à la discussion. Des améliorations sont nécessaires.

Pour l’ensemble des opérations administratives, nous demandons une consultation effective des représentants du personnel dans le cadre de CAPD. A notre sens, elles ne peuvent être remplacées par des groupes de travail dont la portée est limitée.
Pour le mouvement inter-départemental, nous demandons :

une réelle consultation de la CAPD pour l’attribution de la majoration exceptionnelle de 500 points, avec présence effective du médecin de prévention, et une harmonisation nationale des demandes étendues aux critères sociaux et familiaux ;

une phase manuelle complémentaire réelle, prenant en compte les situations des collègues.

Pour le mouvement intra-départemental :

Nous demandons des règles qui fassent l’objet d’une prise en compte des réalités départementales et des priorités définies par la Directrice ou le Directeur académique du département. En effet, les règles du mouvement imposées et décidées par le Recteur d’après les recommandations du Ministre conduisent à un éloignement des réalités de notre département, à une déshumanisation du mouvement, et dépossèdent la CAPD de son rôle de contrôle des opérations.

De même, nous n’acceptons pas qu’à la phase initiale, qui correspond à un listage de vœux synonymes de choix, les enseignants aient à inscrire obligatoirement des zones qu’ils ne veulent pas et qu’ils soient de fait affectés à titre définitif.

Par ailleurs, le retour à un listage des postes vacants lors de la deuxième phase du mouvement entre dans la logique des choses.
Le SNUipp-FSU continuera d’agir pour le respect de l’équité et la transparence.

Concernant la formation, les premières annonces de la mise en place des ESPE dès la rentrée 2013, avec une formation initiale remise en place pour les nouveaux lauréats du concours vont dans le sens des propositions que le SNUipp a portées pendant les diverses rencontres avec le ministère.

Au sujet de la formation continue, on peut lire dans le rapport issu de ces rencontres : « Rendre effective l’obligation de formation continue pour tous les enseignants, ce qui implique une obligation de l’État de la mettre en œuvre… ». Vraiment, nous sommes bien loin d’une réelle mise en œuvre. Nous déplorons depuis plusieurs années le manque de moyens alloués à celle-ci qui conduit à une diminution drastique de l’offre. Force est de constater cette année, l’indigence du plan de formation, si on peut encore parler de plan et des candidatures.
Alors que le Président de la République, reprenant l’idée qu’un métier ça s’apprend, communique sur le besoin de proposer une formation continue solide, seul un quart des stages est proposé sur candidature individuelle c’est-à-dire en dehors des publics désignés et des formations institutionnelles.

L’offre s’appauvrit considérablement d’année en année. Les animations pédagogiques, bien qu’étant des actes de formation, ne peuvent se substituer au droit de participer à des stages de formation continue et devenir de fait la seule possibilité de se former. La formation continue doit répondre à la fois aux besoins identifiés par l’institution mais aussi à la demande et aux droits en formation des personnels. Elle doit être ambitieuse, éclairer et déboucher sur des aspects variés de notre professionnalité et non se résumer à un apport de techniques utilitaristes car, enseigner est un acte créatif qui ne se réduit pas à appliquer des recettes. Se former est un acte volontaire qui doit être reconnu par l’administration. Celle ci doit proposer et mettre en place d’ambitieuses et de nombreuses formations de qualité.

Suite aux dysfonctionnements importants pendant la période d’inscription, qui a conduit à une prolongation des dates, nous nous interrogeons sur le nombre de collègues qui n’ont pas pu valider leur inscription. En effet, le nombre de candidatures est particulièrement bas. Pouvez-vous nous donner un état des lieux du nombre d’enseignants ayant sollicité le service ?

Enfin, les documents remis nous semblent incomplets. Le nombre de places par stage, le rang du vœu, la circonscription, les dates de stage ne sont pas indiqués. Tous les stages ne nous sont pas communiqués alors que nous avions demandé cette possibilité l’an passé, afin d’avoir une vision globale du plan.
Le travail de vérification est absolument impossible. Nous souhaitons qu’en prévision du plan de formation de l’an prochain, toutes les dispositions soient prises pour mettre en place une véritable formation. Un CTSD consacré à cette question dans le premier trimestre de l’année 2013 et non au mois de juin comme prévu initialement serait particulièrement bienvenu.

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