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Déclaration du SNUipp-FSU21 CTSD du 16 juin 2014

mardi 17 juin 2014


Déclaration du SNUipp-FSU21
CTSD du 16 juin 2014

Madame l’Inspectrice d’académie

Cette année, la Côte d’Or a été dotée d’un poste pour tout le département. Dans ces conditions, comment croire que notre gouvernement a comme priorité l’éducation ?
Les conditions de travail dans les classes vont donc être inchangées, voire pires pour les écoles qui voient leurs effectifs monter et qui ne pourront obtenir un poste.
De plus, la réforme des rythmes qui se traduit par des horaires très disparates dans le département risque de causer une véritable désorganisation au sein des écoles tant pour les enfants, les parents et les enseignant-es lorsque les horaires sont différents d’un jour à l’autre, voire d’une semaine sur l’autre. Comment instaurer une régularité pour les élèves de maternelle avec de telles alternances ? Si la réforme Peillon était bien mal pensée, les correctifs ajoutés par l’actuel ministre n’ont fait que rajouter confusion et désordre. Les motifs et les expérimentations permises ne vont certes pas dans le sens de l’intérêt des élèves.
Quelle liberté est laissée aux parents d’inscrire ou non leurs enfants aux NAP et de les faire participer aux APS quand les horaires entre l’élémentaire et la maternelle sont décalés ?
Au niveau des personnels amenés à travailler sur plusieurs écoles, comment vont s’organiser leurs services ? L’administration va-t-elle tenir un fichier individuel pour comptabiliser les heures effectuées ?
Comment peut-on encore entendre que ce sont les élèves qui préoccupent notre administration quand des matinées de 2 heures sont acceptées, quand les horaires de classe sont réfléchis en fonction des possibilités qu’ont les Collectivités locales à mettre en place cette réforme ou en fonction des trajets de ramassage de bus ?
A ce sujet nous tenons à vous rappeler que dans un premier temps, des propositions d’organisation de samedi ou mercredi matin à moins de 2H 30 ont été refusées. Vous avez demandé aux équipes de revoir leur copie pour des raisons pédagogiques. Aujourd’hui vous revenez sur cet argument en acceptant des matinées de 2 heures pour raison de transport. Quelle égalité entre les écoles ?
Nous aimerions aussi savoir comment fonctionnera le comité de suivi des rythmes pour l’an prochain. Quelles évaluations du dispositif sont prévues et sous quelle(s) forme(s) ?

Lors du dernier CDEN, nous avons été surpris de la présence de 4 représentants de la communauté d’agglomérations de Beaune. A l’initiative de qui et à quel titre étaient-ils présents ?
Nous avons aussi dû y dénoncer la mascarade du samedi : le conseil général a indiqué dans un premier temps qu’il n’était pas envisageable de positionner des transports le samedi matin puis une fois les projets déposés en décembre, déclarer que finalement ce serait possible. Alors entendre aujourd’hui certains élus dire que les enseignant-es ont refusé le samedi matin c’est indécent, indigne, scandaleux.
Les écoles souffrent avant tout du manque de postes, ce sont les premières demandes des enseignant-es comme le montre l’enquête du SNUIPP/ FSU. Pour un nombre d’élèves sensiblement égal, ce sont des centaines de postes qui ont été fermés sous le précédent gouvernement.
Ce que revendiquent nos collègues, c’est l’équité de traitement. La gestion de l’ouverture fantôme de Til Chatel a perturbé le mouvement, et a, à tout le moins, privé nos collègues d’un vœu. C’est la première fois en Côte d’Or qu’une ouverture est annulée après un arrêté de carte scolaire qui du reste est introuvable sur le site de l’Inspection Académique de la Côte d’Or. La gestion de cette situation a été calamiteuse.

Nous souhaitons aussi revenir sur les besoins en ouverture dans l’enseignement spécialisé : le secteur de Beaune nécessite plus que jamais l’ouverture d’une CLIS. Les élèves à besoin particulier de ce secteur ne peuvent être pénalisés plus longtemps. Les notifications de la MDPH sont réelles, certaines datent du printemps 2012. A ce jour, 15 élèves et leurs parents attendent que vous décidiez cette ouverture. Personne, ni parents ni enseignants ni services de soins, ne peuvent croire que vous laisserez une année de plus ces élèves sur le bord du chemin !

Puisque nous en sommes déjà à organiser l’année prochaine, nous souhaiterions que plusieurs conseils de formation aient lieu au cours de l’année pour élaborer un vrai plan de formation avec des moyens à la hauteur des besoins.
Une des principales clés de la réussite des élèves, c’est la formation professionnelle tout au long de la carrière ; initiale ou continue, la formation est le seul moyen d’évoluer professionnellement. Proposer deux stages par cycle, c’est une caricature de formation. De plus certains stages ont été supprimés, pour quelles raisons ?
Nous sommes porteurs des souhaits des collègues et le succès de nos stages syndicaux montre le désir des collègues de se former sur leur temps de travail. Aussi nous aimerions connaître les critères, les éléments qui incitent l’administration à proposer ces stages sans avoir consulté les représentants du personnel et sans avoir consulté les collègues eux-mêmes.
Nous voulons une formation de qualité en prise directe avec la recherche répondant aux attentes des collègues. Nous serons vigilants sur l’utilisation de M@gister qui ne nous paraît pas la meilleure voie de formation. Les collègues ont besoin de se rencontrer pour échanger directement.
Pour terminer, nous rappelons que le SNUipp/FSU a lancé une alerte sociale pour la rentrée qui s’annonce mouvementée.

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