Retour accueil

Déclaration préalable CAPD du 16 octobre 2014 « Formation continue »

jeudi 16 octobre 2014


Déclaration préalable du SNUipp-FSU 21

 CAPD du jeudi 16 octobre 2014

Madame la Directrice académique,

A partir du 27 novembre, les enseignantes et les enseignants vont voter pour élire leurs représentants du personnel du 1er degré.
Depuis les dernières élections professionnelles, nous vous demandons régulièrement la liste des enseignant-es de la Côte d’Or. En trois ans, nous avons obtenu une seule fois une liste qui était erronée et donc non exploitable.
Le 6 octobre, nous découvrons, à quelques jours de la date limite de dépôt des listes et des déclarations individuelles de candidature pour les élections professionnelles 2014, que la Côte d’Or compte à peine moins de 2800 enseignants, 2796 précisément, ce qui signifie une CAPD à 7 et non plus à 10.
Pourtant, le 17 septembre lors de la réunion concernant les élections présidée par Monsieur le Recteur, notre département comptait un effectif de 2800. Le 24 septembre, en audience, vous confirmiez ce chiffre. Comment alors comprendre et accepter cette annonce du 6 octobre quand les chiffres doivent être constatés au 1er septembre ? Comment pouvons-nous croire sur parole le constat de ces effectifs, alors que nous ne pouvons disposer d’une liste à jour et donc procéder aux vérifications qui seraient nécessaires, malgré nos demandes et notre insistance.
L’administration n’a travaillé que sur les anomalies à la baisse du contingent. Nous restons plus que réservé sur l’arrêté pris par Monsieur le Recteur en dehors du calendrier indiqué par le BO. Les élections de 2011 nous ont montré que des personnels n’avaient pas été recensés et que la liste de 2867 électeurs était fausse.
Celle de cette année a d’ailleurs déjà évolué à la hausse.
La question est d’importance étant donné les conséquences sur la représentation syndicale dans notre département.

La nouvelle cartographie de l’éducation prioritaire est en cours. La dotation en régression pour notre académie, conduit à des aberrations. Dans notre département, nous ne pouvons qu’approuver la labellisation proposée pour le collège RAMEAU et les écoles du quartier de la Fontaine d’Ouche à Dijon. Par contre, nous sommes comme les enseignants du RRS des Grésilles, atterrés et en colère, de la non prise en compte dans la nouvelle carte des écoles de ce quartier à Dijon. L’absence de labellisation possible de collèges de secteur ne doit pas entraîner la mise à l’écart des écoles maternelles et élémentaires qui répondent aux quatre paramètres de difficultés sociales. Pour le SNUipp-FSU, aucune école ne doit être laissée de côté.
Le classement en éducation prioritaire (REP et REP+) doit se faire en toute transparence sur la base d’une cohérence nationale et avec les moyens nécessaires. Le SNUipp demande la tenue d’un Comité Technique Ministériel (CTM) exclusivement destiné à ce dossier afin d’examiner les situations difficiles. Rappelons l’engagement de notre gouvernement sur la priorité au primaire.

De même, la sortie des écoles du secteur de collège d’Echenon n’est pas acceptable. Là aussi, les indicateurs témoignent de réelles difficultés.
Concernant le fonctionnement du REP + du Chapitre, l’allègement d’enseignement se traduit par des compensations alors que les collègues auraient besoin de décharge. De plus, aucune concertation avec les équipes pédagogiques n’a eu lieu alors que les textes la prévoient notamment sur l’organisation des activités. L’ensemble des organisations syndicales a sollicité une audience avec la présence de collègues du REP+ afin de pouvoir évoquer toutes les difficultés qui se présentent depuis la rentrée.
Après maintenant sept semaines de généralisation de la réforme des nouveaux rythmes, l’ensemble des enseignant-es a pu appréhender les difficultés et les inégalités dans sa mise en œuvre. Cette réforme des rythmes n’est pas satisfaisante, elle ne peut perdurer ainsi. Le SNUipp-FSU demande toujours l’ouverture de discussions pour un nouveau décret du temps scolaire qui doit s’organiser selon un cadrage national. Nous dénonçons aussi la non obligation d’application pour les écoles privées.
Cette réforme des rythmes en l’état ne permettra pas une meilleure réussite des élèves. Le SNUipp FSU continue à revendiquer de vrais changements : baisse rapide et urgente des effectifs par classe, mise en place des nouveaux programmes assortis d’une formation et de documents d’accompagnement, développement de RASED complets (enseignant-es spécialisé-es E et G, psychologues scolaire) , le retour à une véritable formation professionnelle initiale et une formation continue digne de ce nom sur le temps de travail. La formation professionnelle des enseignants doit être à la hauteur des enjeux de la société.
Quand on se connecte à Gaia, force est de constater que la formation n’est plus seulement réduite, elle est maintenant carrément inexistante. Pourtant les besoins existent et les enseignants sont en demande. Mais peut-être aujourd’hui allez-vous nous annoncer et nous présenter un vrai plan de formation pour les collègues de Côte d’Or ?
Le SNUipp-FSU demande une formation continue qui ne réponde pas seulement aux besoins identifiés par l’institution mais également aux demandes des enseignants et non pas à la contrainte d’une enveloppe budgétaire. Elle ne peut être remplacée par de la formation à distance.

Enfin, nous avons bien reçu le calendrier des réunions institutionnelles pour le premier trimestre. Nous souhaiterions pouvoir disposer prochainement de celui du reste de l’année scolaire afin de pouvoir nous aussi planifier l’organisation de nos réunions pour les deuxièmes et troisièmes trimestres.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |