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Déclaration préalable du SNUipp-FSU 21 CAPD « promotions » du 2 décembre 2014 2014

mardi 2 décembre 2014

CAPD PROMOTIONS : la déclaration préalable du SNUipp-FSU 21



Déclaration préalable du SNUipp-FSU 21

CAPD du mardi 2 décembre 2014

Madame la Directrice académique,

La période de vote est déjà bien engagée. Le ministère s’entête dans la mise en place du vote électronique, procédure complexe que les collègues peinent à s’approprier. Les messages ministériels de relance ne seront, pour la plupart, pas lus, car ceux et celles qui n’ont pas encore voté, ne connaissent toujours pas ni l’existence de leur boîte professionnelle, ni la procédure pour y accéder. Le ministère voudrait freiner la participation qu’il ne s’y prendrait pas autrement !

Dans notre département, comme dans de nombreux autres en France, les collègues exerçant en éducation prioritaire et dont les écoles ne feront pas partie de la nouvelle cartographie, sont en colère. Leurs inquiétudes sont légitimes tant pour leurs élèves que pour leurs conditions de travail. Ce n’est pas garder leur prime qui les mobilise mais bien l’avenir de leurs élèves.
La seule proposition de contrat ou de convention qui garantirait les moyens n’est pas acceptable. Si le ministère considère que des écoles isolées ou certains réseaux ont besoin de moyens spécifiques ciblés, la solution existe : le classement en éducation prioritaire ! C’est ce que demandera le SNUipp-FSU lors du CTM qui se réunira à la mi-décembre.

Depuis quelque temps, nous ne pouvons que constater le nombre de collègues non remplacé-es, faute de moyens de remplacement suffisant.
Alors que le discours prône la continuité du service public, entre autre lorsqu’il s’agit du droit syndical des enseignants, dans ces moments-là, nous déplorons qu’il ne soit plus de mise.

La question des carrières et des salaires est devenue encore plus prégnante pour nos collègues. En plus de la perte de pouvoir d’achat (-13% depuis 2000) liée notamment au gel du point d’indice, différentes données indiquent un déclassement salarial des enseignant-es des écoles.
La mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires a de plus des conséquences financières pour les enseignants (augmentation du nombre de trajet domicile/travail, frais de garde d’enfants…). Comme l’a souligné l’OCDE, les professeurs des écoles français recrutés à bac + 5 sont moins bien rémunérés que la moyenne de leurs confrères de l’OCDE, et l’écart au bout de 15 ans de métier avec leurs collègues du second degré est de 2 700 euros par an (225 euros par mois), bien qu’ils passent davantage d’heures avec les élèves.
Un enseignant français débute actuellement sa carrière avec un traitement brut représentant 1,2 fois le SMIC (contre plus de 1,6 fois en 1990) alors que, dans le même temps, le niveau de qualification demandé a été accru. Qui plus est, le gouvernement est revenu sur les revalorisations de début de carrière en rétablissant pour les stagiaires 2014 une entrée dans le métier à l’échelon 1 au lieu de 3, soit une perte de 400 euros brut mensuels.
Seuls 7,6% des professeurs des écoles terminent leur carrière au dernier échelon de la hors classe et 38% des PE partent en retraite sans atteindre le 11e échelon de la classe normale.
Alors répétons encore dans cette instance que le seul moyen pour un enseignant-e de voir augmenter son salaire passe désormais par une promotion.
Et dénonçons encore le caractère injuste et arbitraire de ce système, qui témoigne surtout de l’attachement de l’administration à la notion de mérite.
Système injuste car, outre le caractère si subjectif de la note, il est entaché de problèmes récurrents : harmonisation des notes, fréquence des inspections, goulet d’étranglement qui retarde l’avancement des PE à certains échelons et empêche certains enseignants d’atteindre le 11e échelon en fin de carrière.

Le SNUipp-FSU rappelle une fois de plus qu’il exige un seul rythme d’avancement pour tous, le plus rapide, au même titre que d’autres comme les professeurs hors classe, les directeurs-trices et les Inspecteurs-trices de l’Education Nationale, au sein d’une nouvelle grille indiciaire comportant une classe unique avec un indice terminal de 783, soit l’échelon le plus élevé de la hors classe. Il demande aussi la suppression de la note dans le barème promotions.
Le SNUipp/FSU se prononce pour l’arrêt du gel du point d’indice, et une vraie revalorisation indiciaire pour tous les enseignant-es. Il faut des actes immédiats et concrets dont le premier pourrait être l’alignement de l’ISAE des PE (400€ brut) sur l’ISOE perçue par les enseignants du 2nd degré (1200€).

Concernant la notation, nous demandons cette année encore de pouvoir être destinataire d’un état des lieux dans notre département à savoir, la note moyenne et les différentes notes ainsi que leur fréquence pour chaque échelon.
Les retards d’inspection sont toujours importants, 511 collègues sur 1167 promouvables, ce qui représente presque 44% : 23,2% ont une année de retard, 12,5% 2 ans et 8% 3 années ou plus. Au regard du poids de la note dans le barème des promotions, ces collègues sont pénalisé-es.
Nous avions l’an dernier sollicité un groupe de travail sur l’inspection et la notation. Notre demande est aujourd’hui renouvelée.
Les collègues nous interpellent aussi sur des délais très longs dans la transmission de leur rapport d’inspection, de plusieurs mois, même s’ils sont sans commune mesure avec ceux que nous avons évoqués à plusieurs reprises. Nous souhaitons dorénavant que les collègues puissent recevoir leurs rapports dans des délais raisonnables.
Le premier trimestre se termine. Nous n’avons pas connaissance du calendrier des réunions institutionnelles à partir de la rentrée de janvier. Nous réitérons notre demande de pouvoir en prendre connaissance rapidement et de façon anticipée.
Vous aviez annoncé en tout début d’année un groupe de travail académique sur les règles du mouvement. Qu’en est-il ?
Nous souhaitons effectivement une nouvelle réflexion sur le mouvement départemental, largement en amont de la publication de la circulaire du mouvement.

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