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Déclaration préalable CAPD mardi 28 juin 2016

mardi 5 juillet 2016

Madame la Directrice académique,


Aujourd’hui sera encore une importante journée d’action contre la loi travail, parce que ce gouvernement reste sourd face aux nombreuses mobilisations. Comme lors de la dernière CAPD, nous faisons le choix de siéger par respect pour les collègues afin que cette deuxième phase de mouvement puisse se tenir dans le calendrier prévu.


Malgré un calendrier des opérations de mouvement plus étalé dans le temps, nous n’avons pas reçu les documents de travail dans les délais, ce qui a un impact sur notre travail de vérification. Nous le regrettons. De même, les appels à candidature sur postes spécifiques ont été organisés tardivement, les derniers entretiens ont eu lieu hier, ce qui entrainera aujourd’hui des modifications aux projets d’affectations. 
Concernant cette phase d’ajustement, nous ne pouvons que vous redire, une fois encore, la déception et la colère des collègues de ne pouvoir être destinataire de la liste des postes vacants et de ne pouvoir lister ceux-ci, seule manière pour participer à un mouvement transparent et équitable. Nous vous redemandons dès aujourd’hui, le retour à une deuxième phase avec publication et listage de vœux lors des ajustements l’an prochain comme cela se passe maintenant dans de nombreux départements.
Nous dénonçons également, le changement de barème entre la phase principale et cette phase d’ajustement. Celui-ci pénalise de nombreux collègues et est parfaitement incompréhensible dans le cadre d’un seul et même mouvement.
La mise en place de zones géographiques ne donne satisfaction à personne et entraîne, là encore, un problème d’équité. De plus, la gestion des affectations contraintes dans l’ASH est particulièrement impactée par ces affectations sur zones géographiques.
Les collègues et le SNUipp-FSU21 font le constat d’un mouvement qui est toujours aussi difficile et ne permet guère d’envisager une amélioration dans les affectations obtenues malgré une ancienneté dans le métier plus grande. Le nombre de collègues sans affectation à l’issue de cette deuxième phase de mouvement participe à cette situation. Ainsi, des collègues qui avaient obtenu un poste dans l’enseignement spécialisé il y a quelques années, s’y retrouvent de nouveau cette année, malgré un barème plus conséquent. De nombreux collègues se désespèrent d’obtenir, après 7, 8 voir 10 ans d’ancienneté un poste qui corresponde à peu près à leur attente.
Les postes fractionnés sont extrêmement nombreux et battent des records de couplages avec régulièrement entre 6 et 8 classes à assurer !
Nous réitérons donc notre demande d’un vrai bilan à l’issue de ce mouvement et, bien en amont de l’écriture de la circulaire, la tenue d’un groupe de travail permettant de faire évoluer ce qui pose problème.
Au vu des nombreux et nombreuses enseignant-es qui se retrouvent sans poste à l’issue de cette phase d’ajustement, nous ne comprenons pas que tant de collègues aient été convoqués au sujet de leur demande de temps partiel. Le faible nombre de stagiaires à la prochaine rentrée et les surnombres devraient vous permettre, Madame la Directrice académique, d’accorder l’ensemble de ces demandes.


Au sujet de l’accès à la hors-classe, le SNUipp-FSU défend l’idée d’un corps unique avec un dernier échelon correspondant à celui de l’actuelle hors classe (indice 783) accessible à tous plutôt qu’une augmentation du taux qui ne correspond toujours pas au ratio accordé aux enseignants du second degré. 
Si le SNUipp-FSU est favorable à une reconnaissance financière pour certaines fonctions ou lieux d’exercice, celle-ci ne doit pas se faire au détriment de l’ensemble des collègues. Actuellement, l’attribution des points pour certaines catégories génère encore plus d’inégalité !

Nous avons été contactés par plusieurs collègues au sujet du refus de leur demande d’autorisation d’absence pour participer au congrès AGEEM. Si nous pouvons comprendre votre difficulté à remplacer l’ensemble des collègues souhaitant s’y rendre, nous ne pouvons accepter un traitement non équitable entre toutes et tous ! Vous avez-vous-même mis en place des journées au plan de formation pour la tenue de ce congrès, nous ne comprenons pas maintenant que des collègues inscrit-es depuis longtemps en soient privé-es.

Enfin, alors que de nombreux collègues du secondaire enseignant dans le nouveau cycle 3 se voient attribuer deux jours de formation les 4 et 5 juillet sous forme de journées banalisées par Monsieur le Recteur, après des sessions tout au long de l’année, les enseignants du primaire eux, seront contraints de se former sur leur temps libre ! Nous demandons donc une équité de traitement des personnels !

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