Retour accueil

Vous êtes actuellement : Commisssions Administratives  


Dialogue social à l’Éducation : le miroir aux alouettes

mercredi 24 juin 2020


Dialogue social à l’Éducation : le miroir aux alouettes

L’Éducation nationale prétend mener des concertations nourries avec les organisations syndicales mais la réalité est bien différente de ce que devrait être un véritable dialogue social.

- communication tardive de documents,

- absence de réponses aux questions posées par les Organisations Syndicales.

- refus d’étudier les demandes et les propositions.

Ce dialogue se résume à une écoute plus ou moins polie. La loi de transformation de la Fonction publique n’est pas étrangère à cette détérioration. Elle prive les fonctionnaires de la quasi-totalité des garanties d’équité et de transparence en matière de mutation et de promotion. La dérive autoritariste en matière de gestion du service public est en marche. La FSU exige de toute urgence un changement de fond dans les politiques menées,et de forme dans les méthodes : abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique, rétablissement des compétences des CAP et des CHSCT. La FSU participera partout où elle le peut à la construction du rapport de force pour combattre les politiques menées. Le ministre qui se targue d’être le Ministre de l’école de la confiance, ne peut continuer d’ignorer ces exigences au risque de creuser définitivement le fossé avec les personnels et leurs représentant-es.

Lire le Communiqué de presse de la FSU ici.

Un exemple frappant : au CHSCT Ministériel, la FSU claque la porte !

Un CHSCT ministériel était convoqué le 17 juin pour faire « un point sur l’évolution du protocole sanitaire » en vue de la dernière phase de déconfinement pour cette fin d’année scolaire.

Pour ce CHSCT, les représentants des personnels ont reçu le document deux heures seulement avant le début de la séance, alors qu’il a été rendu public en début de matinée.

Les représentants de la FSU ont refusé de rentrer dans le détail du protocole, d’autant que le ministère a annoncé qu’il n’était pas question d’apporter de quelconques modifications.

Pour la FSU, au-delà des conditions dégradées de travail des membres de la délégation, il s’agit aussi de dénoncer le manque de respect du travail des personnels au plus près du terrain, qui auront dû à nouveau modifier dans des temps records toute l’organisation des écoles et des établissements afin d’accueillir les élèves dès le 22 juin.

Pour la FSU, bien qu’il soit important que tous les élèves puissent reprendre le plus rapidement le chemin des écoles, collèges et lycée, cela ne devait pas se faire dans la précipitation.

La question de l’organisation de la rentrée est posée : le ministère doit publier avant les congés d’été, les différents scénarii en prévision de la présence ou pas du virus sur le territoire. Il ne serait pas acceptable que des changements de dernière minute interviennent à quelques jours seulement de l’arrivée des élèves, ni pour les personnels, ni pour les élèves.

À l’occasion de cette réunion, la FSU a insisté afin d’avoir des réponses au sujet des personnels vulnérables ainsi que pour ceux qui vivaient avec eux. Le ministère a fini par répondre à cette question : le travail à distance doit être la règle pour les personnels vulnérables sur présentation d’un certificat médical. Pour celles et ceux vivant avec une personne concernée, le ministère impose le retour sur site.

La FSU a quitté la séance après avoir obtenu ces réponses.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |