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Déclaration préalable du SNUipp-FSU21 au CTSD ajustement de la carte scolaire -29 juin

lundi 29 juin 2020



Déclaration préalable de la FSU21
 au CTSD du 29 juin 2020

Madame la Directrice académique, mesdames et messieurs les membres du CTSD

Comme nous l’avons déjà évoqué au CTSD du 23 juin, alors que les collègues attendent du soutien de leur administration, ils ont eu droit au prof-bashing. En rappel de la déclaration intersyndicale, la FSU attend du ministre qu’il corrige le tir et rappelle haut et fort que c’est la mobilisation de tous les personnels de l’éducation, et les enseignant.es en première ligne, qui ont tenu le système à bout de bras ces derniers mois. Nous avons pris note de votre soutien Madame la directrice académique sur France Bleue bourgogne ...
Alors que ces mêmes collègues attendent également une véritable revalorisation, le ministre propose une prime COVID qui fondamentalement passe à côté des enjeux. Inégalitaire tant elle est génératrice d’effets de seuil incompréhensibles et susceptibles de créer surtout des divisions entre les personnels ! Et oublieuse de l’investissement des personnels dans leur ensemble qui ont assumé la continuité du service public d’éducation dans des conditions marquées par une impréparation certaine !

Ça suffit ! La FSU a d’ailleurs demandé à ce que soient rouvertes sans tarder des discussions dans le cadre de l’agenda social du ministère sur la revalorisation des rémunérations de tous les personnels de l’éducation nationale.

Avec le déconfinement, donc, l’idéologie managériale ressurgit aussi : le gouvernement s’acharne à vouloir mettre en œuvre rapidement et brutalement les dispositions de la loi dite de « transformation de la fonction publique ».
Pour exemple, l’entêtement à faire disparaître les CHS-CT partout dans la fonction publique est révélateur de l’esprit de cette loi. Tout au long de la crise sanitaire, ils ont pourtant fait la démonstration de leur importance. C’est bien la défense des collègues qui est attaquée et la mise à l’écart des représentant.es du personnel ! La restriction des recours possibles pour le mouvement et les promotions montre également cette logique managériale des RH. C’est inacceptable !
Dans l’actualité, un nouvel épisode intervient à propos de la direction d’école. La reconnaissance tant attendue pour la direction d’école doit passer, avant tout, par des mesures concrètes : revaloriser ces missions , augmenter significativement le temps de décharge, ne pas ajouter de missions supplémentaires et, partout sur le territoire, créer les conditions d’une aide pérenne à la direction et au fonctionnement de l’école par la création d’emplois statutaires à temps plein et relevant de l’Éducation nationale. Il faut aussi développer une formation initiale et continue régulière de qualité, sur le temps de travail.
Mais nous venons d’apprendre que les décharges, la revalorisation disparaissent ainsi que l’emploi fonctionnel au profit de la délégation de compétences de l’autorité académique. Quelle belle pirouette pour imposer par décret finalement et sournoisement une autorité hiérarchique déguisée du directeur !

Autre actualité : le dispositif 2S2C. La FSU continue d’affirmer que M. Blanquer profite de la complexité de la situation pour instaurer la confusion entre le temps scolaire et le temps péri et extra scolaire. Il tente de faire des 2S2C une alternative à l’organisation de l’École actuelle : renvoyer hors de l’École tout ce qui n’est pas enseignement des « fondamentaux » au profit d’offres extra scolaires à la charge des collectivités territoriales ou des familles. Or nous savons toutes les inégalités territoriales et sociales que cela génère. La FSU continue de s’opposer à ce dispositif.
Et le plan de formation dont nous avons traité au CTSD du 23 juin confirme la prégnance des mathématiques et du français au détriment des autres matières, ce qui semble très bien s’articuler avec la mise en place des 2S2C.
A ce sujet, nous aimerions revenir lors de cette séance sur l’organisation déplorable de ces 2S2C.
Au contraire, la FSU revendique des moyens Éducation Nationale :

- Les postes de PDMQDC supprimés ont toute leur place au sein des écoles, et feront cruellement défaut à la rentrée qui sera très particulière, notamment dans les secteurs difficiles où ces personnels intervenaient et où sont scolarisés les élèves les plus fragiles. Et ce sont ces derniers qui ont le plus pâti du confinement et qui sont restés les plus éloignés de l’école, sans parler des écoles qui perdent ce PDM et qui ont été sorties de l’éducation prioritaire il y a peu de temps.
Comment vont-ils faire face ?

-Des RASED complets et en nombre, avec des personnels formés et des enveloppes suffisantes pour permettre tous les déplacements : là encore l’aide pédagogique, l’aide rééducative devront être déployées sur tout le territoire en raison de cette année scolaire.

- Des psychologues scolaires, des infirmières scolaires

- Des postes pour permettre des effectifs raisonnables dans toutes les écoles pour être au plus proche des besoins des élèves et pour gérer l’hétérogénéité des classes qui se sera accrue. A ce sujet, nous nous interrogeons sur la pertinence de lier des GS aux CP. Ces GS n’auront eu que 6 mois de maternelle en MS et se verront rejoindre « la grande école » directement avec des CP qui eux aussi ne seront sans doute pas aussi autonomes que ceux des années précédentes… Cette organisation pédagogique est de plus en plus fréquente dans le département pour ne pas gager de moyens. La FSU vous rappelle son attachement à la spécificité de la maternelle.

Ce ne sont pas les vacances apprenantes ( 24 heures) qui vont permettre de lutter contre les inégalités et de rattraper le retard de certains élèves dans les apprentissages. La FSU s’oppose à un enseignement sur les congés scolaires et sur le volontariat des familles. L’école c’est à l’école, sur le temps de classe et pour tous les élèves !!!
Cette année, la classe s’est arrêtée le 13 mars et devra reprendre en septembre là où elle s’est arrêtée en y mettant de véritables moyens auprès de tous les élèves.

Pour ce dispositif, le ministère débloque une enveloppe de 200 millions d’euros. Cette somme colossale aurait pu être investie dans l’école en créant des postes ou servir à la revalorisation salariale.
Dans le département, ces vacances apprenantes sont proposées à tous les élèves. Y aura-t-il assez d’enseignant.es volontaires ? Si ce n’est pas le cas, qui refusera des élèves ? Dans le département, la FSU espère vivement que ce manque de personnel ne sera pas comblé par des associations type Agir pour l’école , subventionnée par d’importants fonds privés qui, contrairement aux mouvements d’éducation populaire, n’est pas agréée comme association complémentaire de l’École et ses protocoles suscitent de nombreuses réserves et critiques ....
Sur ce sujet encore, la FSU dénonce des annonces gouvernementales sans préparation !!!
Concernant les postes spécifiques, la FSU demande à ce que des appels clairs soient faits. A aucun moment, on ne peut considérer que la publication d’une fiche de postes constitue un appel à candidature, ce qui s’est produit pour les CPC.
Avant les congés d’été, il est nécessaire que soient présentés aux organisations syndicales les différents scénarii de rentrée selon l’évolution de l’épidémie.
Espérons que la circulaire de rentrée arrivera avant vendredi, jour de congé d’été…
La FSU demande une semaine complète de pré-rentrée.
La FSU demande également que soient aidé.es sous forme de décharges les nouveaux.velles directeurs.trices en début d’année car leur stage N-1 a été réduit.

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