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Direction d’école : ça patine !

jeudi 15 octobre 2020


Le SNUipp-FSU s’est adressé au Ministre de l’Éducation nationale pour dénoncer la quasi-absence de mesures concrètes en direction des directeurs et directrices d’école, malgré l’engagement d’un chantier de 4 groupes de travail sur le temps de décharge, les délégations de compétences, la revalorisation et la sécurité. La volonté politique d’améliorer le quotidien des directrices et directeurs, comme le fonctionnement de l’école primaire parait bien lointaine...
Pourtant, le SNUipp-FSU a remis en octobre 2019 au Ministre, suite au suicide de notre collègue Christine Renon, une liste de 15 mesures immédiates ne nécessitant pas de moyens nouveaux, mesures à prendre pour alléger et simplifier les tâches des directrices et directeurs d’école (vous les trouverez ici). Ces propositions sont restées très largement sans réponses...
Les quelques annonces du Ministre durant l’été (décharges complémentaires, gestion des 108h sans remontées à l’IEN, 2 jours annuels de formation) ne sont malheureusement pas suivies d’effets dans la plupart des départements : voir ici l’enquête auprès des départements.
Parce qu’il y a urgence, et sans attendre la fin du cycle de réunions, le SNUipp-FSU exige du ministre des actes forts et l’octroi de moyens dès maintenant : allègement des tâches, décharges, aide au fonctionnement de l’école, revalorisation !

Voir courrier adressé à JM Blanquer,
Voir communiqué de presse du SNUipp-FSU.

Priorité aux véritables urgences !

Devant l’absence d’avancées significatives, devant la volonté de ne pas mener de véritables groupes de travail avec les organisations syndicales (on est plutôt sur des groupes de discussions qui ne mènent à rien !), le SNUipp-FSU maintient sa consigne de priorisation des dossiers. Tout ce qui ne relève pas du fonctionnement de l’école au quotidien et de la sécurité des élèves et des personnels peut attendre !
Dernier exemple en date, la demande de la Directrice académique arrivée cette semaine exigeant l’envoi de toutes les pièces relatives aux élections des parents d’élèves : PV, enveloppes et bulletins de vote écartés, votes hors délais... Après avoir imprimé, étiqueté, distribué tous ces papiers pour, le plus souvent, une seule liste de candidat-es - un comble dans le cadre de l’allègement et de la simplification des tâches - il faudrait donc maintenant dans l’urgence rendre des comptes sur les votes non validés ? Pour le SNUipp-FSU 21, ce n’est pas une tâche prioritaire...

CR du troisième groupe de travail avec le ministère

Ce troisième GT dédié à la direction d’école, initialement prévu pour traiter de la revalorisation, a uniquement étudié les délégations de compétences. Un ou deux groupes de travail devraient s’ajouter au calendrier afin de finaliser les discussions en cours, les annonces du Ministre auraient désormais lieu en novembre.

En propos liminaires, le SNUipp-FSU a rappelé son exigence d’avancées rapides, concrètes pour améliorer les conditions de travail des directrices et directeurs d’école et a dénoncé la méthode employée qui ne permet pas d’avancer. Le ministère ne peut plus se payer de mots.

Le SNUipp-FSU lui a transmis les résultats de l’enquête concernant la mise en place de la circulaire parue au BO du 27.08.20 afin de lui montrer l’écart entre ses prescriptions et les réalités du terrain.

Délégations de compétences :

Le SNUipp-FSU a rappelé la nécessité d’aborder cette question sous l’angle de l’allègement et de la simplification des tâches de direction. Il a affirmé son opposition à toute délégation qui correspondrait à une mission supplémentaire.

Le groupe de travail a permis de préciser le rôle du directeur-trice, tel qu’il est décrit dans le décret de 89 et le référentiel métier de 2014. Les organisations syndicales ont réaffirmé que dans la plupart des cas, l’IEN n’a pas à intervenir dans le fonctionnement de l’école sauf dans le but de soutenir les équipes ou en cas de désaccord. Les places du conseil des maîtres et du travail d’équipe ont été réaffirmées.

Au final, voici les principales simplifications de missions qui ont été discutées :

  •  Un relevé de conclusions remplacerait le procès-verbal de conseil d’école ;
  •  Le relevé de conclusions de conseil des maîtres serait disponible à l’école, plus de transmission à l’IEN ;
  •  Une réflexion serait engagée sur une simplification des élections de parents en cas de liste unique ;
  •  L’aménagement de la scolarité des PS ne serait plus soumis à validation de l’IEN ;
  •  Un travail avec les municipalités serait engagé afin qu’elles complètent les coordonnées des parents lors de l’inscription et qu’elles gèrent seules les inscriptions aux garderies et cantine ;
  •  Onde deviendrait une plate-forme unique de travail :
    •  banque de documents (courriers types, formulaires types…) disponible dans Onde ;
    •  mise en place de la règle du “dites-le une fois” : toute donnée entrée dans Onde ne pourrait faire l’objet d’une enquête, les services pouvant aller chercher directement les données ;
  •  En cas de proposition de maintien d’un élève suite à une équipe éducative, l’avis de l’IEN ne serait plus sollicité.

Les interventions du SNUipp-FSU ont permis de ne pas ajouter de missions pour lesquelles une “autorité décisionnelle” aurait ajouté des responsabilités aux directrices et directeurs d’école, malgré des demandes d’autres organisations syndicales.

Si le ministère s’est dit favorable à la mise en place de ces simplifications, il les soumettra aux IEN lors du groupe de travail prévu avec eux le 22 octobre. Il n’a en revanche pas apporté de réponse sur la demande de suppression d’Affelnet, ni sur l’abrogation du décret n° 2017-444 du 29 mars 2017 relatif aux obligations de service afin que les équipes puissent gérer librement les 108h.

Les discussions ont cependant permis d’aborder divers sujets importants pour le fonctionnement de l’école comme

· L’argent de l’école ;

· Le soutien de la hiérarchie ;

· Le nécessité d’un projet d’école correspondant aux réalités et aux problématiques de l’école, qui ne soit ni pré-rempli, ni à valider par l’IEN avant présentation en conseil d’école ;

· Le renforcement du collectif pour ne pas isoler le.la directeur.trice (formation, temps…) ;

· La nécessité de faire connaître le rôle et les prérogatives de la direction d’école, auprès des collectivités territoriales notamment.

Le ministère a convenu de la nécessité de travailler ces sujets, notamment l’argent de l’école des communes et intercommunalités.

Les questions concernant l’école inclusive et celles portant sur la sécurité seront abordées lors du prochain GT, celles sur la revalorisation n’ont pas été évoquées, alors qu’elles étaient l’objet principal de ce groupe de travail.

L’étude des décharges est à nouveau reportée, même si le ministère s’est engagé à proposer une augmentation, sans en préciser le volume.

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