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Situation sanitaire : Modèles de dépôt RSST

mercredi 8 décembre 2021

le SNUipp-FSU 21 invite tous les personnels à se saisir massivement du Registre Santé et Sécurité au Travail. Voici des modèles...

Alors que la situation est intenable dans les écoles, c’est le déni qui prévaut au MEN car ce n’est pas le passage au niveau 3 du protocole qui freinera l’évolution alarmante de l’épidémie dans nos écoles. Cette réalité du terrain doit devenir celle de JM Blanquer.

Pour cela, le SNUipp-FSU 21 invite tous les personnels à se saisir massivement du Registre Santé et Sécurité au Travail. Retrouvez ici des modèles adaptables de dépôts à l’attention des directeurs, directrices, enseignant-es et AESH. N’hésitez pas à vous en saisir.

Ces modèles tiennent compte de la limitation à 400 caractères du dépôt.


Pour les directeur.trices

Le changement des règles du protocole met en danger ma santé à cause d’une augmentation massive de ma charge de travail

Actuellement je dois :

- Appeler les parents, informer la mairie, le périscolaire, les partenaires
- Gérer la vérification des tests pour le retour au compte-goutte des élèves
- Editer des courriers nominatifs pour les familles pour qu’elles aient un justificatif pour leur employeur, informer la cellule covid départementale 
- Tout reprendre quand j’apprends en cours de journée qu’on est passé à 3 cas par classe et qu’il faut la fermer.
- Enseigner car je ne suis pas déchargé·e totalement et ne bénéficie d’aucune aide administrative.

Les liens avec les familles se dégradent ce qui me met en difficulté dans ma fonction.
Nous manquons de masques à donner aux élèves, les possibilités d’aération de l’école n’ont pas évolué, les tests sont réalisés par les parents là où une campagne de tests systématiques garantirait nettement plus ma sécurité.

Tout ceci me met en situation de souffrance au travail.


Pour les enseignant.es

Le changement des règles du protocole met en danger ma santé en créant un climat d’insécurité au travail.
On nous a demandé d’éviter le brassage des élèves au maximum. Mais lorsqu’un ou une collègue est absent·e, le brassage est autorisé en cas de non remplacement. Pourquoi nous demander sans arrêt de tout changer ?
On me demande de prévoir, en cas d’absence d’élève, du travail à faire. C’est une charge de travail supplémentaire alors que le double travail distanciel/présentiel est normalement proscrit : soit on est en télétravail soit en présentiel, on ne peut pas faire les deux.
Enfin aucune mesure de prévention n’a été entreprise à ce jour : je n’ai toujours aucun masque à donner à mes élèves, je ne suis toujours pas équipé en capteur de CO2 dans ma classe, les possibilités d’aération n’ont pas évolué, les tests sont réalisés par les parents et sur la base du déclaratif là où une campagne de tests systématiques garantirait nettement plus ma sécurité.

Tout ceci me met en situation de souffrance au travail.

Pour les AESH

Le changement des règles du protocole met en danger ma santé à cause d’une insécurisation de mon travail.

Mon activité rend difficile le respect de tous les gestes barrières. Dès lors, je me sais plus exposée que n’importe quel autre personnel. Le port du masque, s’il est obligatoire chez les élèves, n’est pas une garantie car nous n’avons aucun contrôle sur leur renouvellement et/ou entretien.

La classe où je travaille n’est toujours pas équipée en capteur de CO2, les possibilités d’aération n’ont pas évolué et les tests sont réalisés par les parents là où une campagne de tests systématiques garantirait nettement plus ma sécurité.

Tout ceci me met en situation de souffrance au travail.


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